Ce poste pilote les enjeux climatiques de Billerud à l’échelle du Groupe : élaborer et consolider des feuilles de route de transition pour les scopes 1, 2 et 3, traduire les objectifs fondés sur la science en plans que les usines et les unités opérationnelles peuvent réellement mettre en œuvre, et assurer le suivi des performances au fil de leur déploiement. Attendez-vous à consacrer autant de temps à la concertation et à l’alignement des équipes qu’à l’analyse.
L’impact du poste est particulièrement concret. Billerud produit des emballages renouvelables à partir de forêts gérées de manière responsable, et sa stratégie commerciale repose avant tout sur le remplacement des matériaux d’origine fossile. La personne à ce poste contribue à déterminer la vitesse à laquelle l’entreprise réduit ses propres émissions, ce qui influe sur la crédibilité des déclarations des clients, présents dans plus de 100 pays, concernant leur empreinte environnementale.
Ce poste convient à une personne qui possède plusieurs années d’expérience dans les enjeux climatiques industriels, maîtrise la comptabilisation des émissions selon le GHG Protocol et aime mobiliser des personnes qui ne relèvent pas de son autorité hiérarchique. Il faut savoir coordonner des équipes dans différentes régions avec patience, et avoir la détermination nécessaire pour poursuivre les efforts même lorsque la décarbonation devient coûteuse.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités de ce poste ?
Ce poste est responsable de la stratégie climatique de Billerud à l’échelle du groupe. Concrètement, il s’agit de diriger l’élaboration et la consolidation de feuilles de route de transition climatique couvrant les émissions des scopes 1, 2 et 3, puis de transformer les objectifs fondés sur la science de l’entreprise en plans d’action que les unités opérationnelles et les usines peuvent mettre en œuvre. Le ou la titulaire traduit les engagements en initiatives concrètes, et pas seulement en documents, et suit en continu les résultats obtenus.
Une grande partie du travail consiste à coordonner et à mobiliser les équipes. Il faut notamment faire progresser la décarbonation dans les différentes fonctions, régions et unités opérationnelles, animer des ateliers et renforcer les connaissances de l’organisation en matière de climat afin que les équipes opérationnelles puissent agir en confiance. Le suivi des résultats climatiques, le repérage des risques et des possibilités, ainsi que le suivi des progrès par rapport aux objectifs font également partie des responsabilités, tout comme la contribution aux divulgations externes, notamment auprès de CDP et d’EcoVadis, et aux rapports annuels.
À plus long terme, le poste contribue à définir le positionnement de Billerud face à la réglementation sur le climat et l’énergie et dans le dialogue avec les parties prenantes. La réussite se mesure à la mise en place d’une trajectoire de transition cohérente, financée et mesurée, qui relie la stratégie du groupe aux mesures prises dans les usines et résiste à l’examen des investisseurs, des clients et des autorités de réglementation.
Quelles sont les principales possibilités d’apprentissage dans ce poste ?
La principale courbe d’apprentissage concerne probablement le secteur industriel : comprendre comment un groupe papetier et forestier décarbone réellement ses activités. Il faudra se familiariser avec les systèmes énergétiques des usines, les procédés de récupération, le remplacement des combustibles, les options d’électrification et les facteurs économiques qui déterminent les leviers à activer en premier. Peu de postes offrent une telle expérience dans neuf unités de production réparties dans trois pays.
Les émissions du scope 3 constituent un autre grand chantier. La chaîne de valeur de Billerud s’étend des forêts gérées de manière responsable aux transformateurs d’emballages et aux clients de plus de 100 pays. Il faudra donc développer une expertise en comptabilisation crédible des émissions de la chaîne d’approvisionnement, en mobilisation des fournisseurs et en communication des engagements climatiques aux clients. Le poste touche également aux référentiels CDP et EcoVadis et aux rapports annuels, offrant une expérience concrète des exigences de divulgation, ainsi que de la réglementation et des politiques climatiques, dont l’importance ne cesse de croître.
Au-delà des compétences techniques, ce poste est une véritable formation à l’art d’influencer sans autorité hiérarchique. Coordonner des feuilles de route entre fonctions, régions et unités opérationnelles, et animer des ateliers avec des parties prenantes de haut niveau, permet de développer des compétences en gestion du changement utiles dans pratiquement tout poste de direction en développement durable. Le mentorat de collègues expérimentés de l’équipe Développement durable du groupe, ainsi que les échanges avec les équipes d’acquisition des talents et de reporting, devraient accélérer cette progression.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
Les critères officiels comprennent une maîtrise en ingénierie, en sciences de l’environnement, en gestion ou en développement durable, ainsi qu’au moins sept ans d’expérience en climat, en ESG ou dans un domaine connexe. L’expertise attendue en comptabilisation des émissions selon le GHG Protocol et en délimitation des scopes 1 à 3 est tout aussi révélatrice. Ce n’est pas un premier poste dans le domaine climatique : il faut maîtriser les niveaux de référence, les facteurs d’émission, les indicateurs d’intensité et les méthodes de fixation des objectifs, et être capable de justifier ces données à l’interne.
Une expérience dans le secteur manufacturier, la transformation ou une industrie énergivore constitue un atout explicite et important. Décarboner l’industrie des pâtes et papiers suppose de travailler sur les chaudières de récupération, les systèmes énergétiques, la logistique et les chaînes d’approvisionnement en matières premières. Les personnes qui comprennent les réalités industrielles sauront donc plus rapidement transformer les objectifs en plans crédibles. Une expérience en conseil en développement durable ou au sein d’une fonction de développement durable en entreprise compléterait bien le profil, tout comme la direction de projets transversaux avec l’appui de cadres supérieurs.
Sur le plan des qualités personnelles, Billerud recherche une personne capable d’animer et d’influencer, plutôt qu’un analyste travaillant en solo. Le profil idéal apprécie la complexité, transforme la stratégie en actions concrètes et sait établir la confiance entre les fonctions et les régions. Une pensée structurée, une excellente maîtrise de l’anglais et une réelle motivation à agir pour le climat feront la différence, tout comme l’adhésion aux valeurs de l’entreprise : prendre soin les uns des autres et tenir parole.
Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature
Votre candidature doit présenter votre parcours comme une feuille de route climatique plutôt que comme un récit de carrière. Commencez par les chiffres des scopes 1, 2 et 3 que vous avez personnellement fait évoluer : années de référence, trajectoires de réduction, validation par la SBTi et leviers de décarbonation dont vous aviez la responsabilité. Une équipe chargée de coordonner la décarbonation de neuf usines réparties dans trois pays cherchera des preuves de votre capacité à traduire des objectifs en actions concrètes sur les sites, et pas seulement à en rendre compte.
Billerud associant une fonction Groupe dédiée au développement durable et aux affaires publiques aux équipes opérationnelles, montrez que vous savez faire le lien entre ces deux univers. Chiffrez un ou deux programmes transversaux dans le cadre desquels vous avez fédéré des équipes d’ingénierie, d’énergie, d’approvisionnement ou de gestion d’usine autour d’un objectif climatique commun, et précisez le mécanisme de gouvernance mis en place pour faire avancer les choses. Votre connaissance du CDP, d’EcoVadis et des obligations de reporting liées à la CSRD leur montrera que vous savez concilier reporting et mise en œuvre.
Dans votre lettre de motivation, reliez votre intérêt à la transition des matériaux : remplacer les emballages d’origine fossile par des fibres issues de forêts gérées de manière responsable. Mentionnez les valeurs affichées par Billerud, « nous prenons soin les uns des autres » et « nous faisons ce que nous disons », uniquement si vous pouvez les illustrer par des réalisations concrètes. Le recrutement se faisant au fil de l’eau, postulez rapidement et prévoyez des entretiens, un test de recrutement, la vérification de vos références ainsi qu’un dépistage de l’alcool et des drogues.
Sur quels aspects du développement durable de l’entreprise ce poste devrait-il porter ?
Le climat est au cœur du poste. Celui-ci pilote le volet bas carbone de Billerud : attendez-vous à travailler en profondeur sur les émissions des scopes 1 et 2 des neuf sites de production, principalement liées à la consommation d’énergie, au mix énergétique et à l’efficacité des procédés, ainsi que sur le scope 3, où l’approvisionnement en fibres, le transport et la fin de vie des emballages jouent un rôle majeur. Les objectifs alignés sur la SBTi en constituent le cadre.
Le poste comporte également une dimension liée au reporting et à la gouvernance. La contribution au CDP, à EcoVadis et au rapport annuel exige des données climatiques cohérentes, vérifiables et conformes à une réglementation en constante évolution, qui alimentent à leur tour les réflexions sur les politiques climatiques et énergétiques. C’est là que les engagements de l’entreprise en matière de développement durable rejoignent ses obligations légales et envers les investisseurs.
Sur le plan stratégique, le travail s’inscrit dans la mission fondamentale de Billerud : produire des matériaux d’emballage performants pour une société bas carbone et remplacer les matériaux d’origine fossile. Chaque décision liée à la feuille de route contribue à cette substitution, en aidant les clients de plus de 100 pays à réduire leur propre empreinte tandis que l’entreprise réduit la sienne.
Quels sont les principaux défis auxquels une personne occupant ce poste pourrait être confrontée ?
Le plus difficile pourrait être de concilier ambition et coût de la décarbonation. Billerud s’est fixé des objectifs fondés sur la science, mais les technologies permettant de réduire fortement les émissions dans une industrie énergivore — comme le changement de combustible ou l’électrification des procédés — nécessitent souvent des investissements, des infrastructures et du temps qui échappent au contrôle direct de l’équipe climat. Maintenir la dynamique une fois les réductions les moins coûteuses réalisées constitue un défi permanent.
Le scope 3 complique encore la tâche, car la plupart des émissions sont générées en amont dans la filière forestière et en aval lors de l’utilisation des emballages, chez des fournisseurs et des clients que le poste peut influencer, mais pas diriger. La qualité des données, les choix méthodologiques et le risque de critiques pour écoblanchiment rendent chaque déclaration publique plus délicate. Il en va de même pour le reporting : le CDP, EcoVadis et les rapports annuels exigent de la cohérence, et une seule révision des données peut nuire à la crédibilité de l’entreprise auprès des investisseurs et des clients.
Enfin, il s’agit d’un poste de coordination dans une organisation décentralisée. Les unités opérationnelles et les usines ont leurs propres priorités, et parvenir à les aligner demande de la patience. Il faut entretenir la mobilisation au moyen d’ateliers et d’un suivi régulier plutôt que par des directives, et accepter que les progrès se mesurent souvent à l’influence exercée plutôt qu’à une baisse des émissions en un seul trimestre.
À quoi pourrait ressembler une journée type à ce poste ?
Les journées devraient être variées. La matinée pourrait être consacrée à l’examen des données d’émissions ou de performance et à la préparation de documents pour une feuille de route ou le suivi des objectifs. Plus tard, la personne pourrait participer à un atelier avec une usine ou une unité opérationnelle pour étudier les options de décarbonation et s’accorder sur les responsables et les échéances. Entre les réunions, il faudra aussi traduire les contributions techniques en messages compréhensibles et exploitables par les cadres dirigeants et les publics externes.
La collaboration est constante. Attendez-vous à échanger avec les équipes énergie, opérations, approvisionnement et finance, avec les collègues du Groupe chargés du développement durable et des affaires publiques, ainsi qu’avec des interlocuteurs en Suède, en Finlande et aux États-Unis. À certaines périodes, le reporting prend le dessus : à l’approche des échéances du CDP, d’EcoVadis ou du rapport annuel, les demandes de données arrivent de toutes parts.
Le poste comporte aussi un volet stratégique : préparer des notes d’information, contribuer aux prises de position réglementaires ou politiques et renforcer les compétences en matière de climat grâce à des formations ou au partage de connaissances. Des déplacements dans les usines sont probables compte tenu de la présence de plusieurs sites, et le rythme variera selon les cycles de définition des objectifs et les périodes de reporting.
Quelles sont les possibilités d’évolution et de développement professionnel à ce poste ?
Le périmètre est volontairement large : le climat sur les scopes 1, 2 et 3, dans des usines en Suède, en Finlande et aux États-Unis. C’est là que réside le potentiel d’évolution. La personne recrutée pourrait se constituer une expérience allant de la décarbonation des procédés industriels à la mobilisation de la chaîne d’approvisionnement, en passant par les affaires réglementaires — un éventail rarement réuni dans un seul poste, qui constitue une excellente base pour évoluer vers une fonction de responsable climat ou suivre un parcours menant à un poste de directeur du développement durable (CSO).
Rattaché à l’équipe Groupe Développement durable et Affaires publiques et en lien avec des cadres dirigeants, le poste offre une forte visibilité. Mener à bien une feuille de route de transition auprès de différentes unités et régions permet de démontrer les compétences d’influence et de gouvernance recherchées par les comités de promotion. Il pourrait également être possible de contribuer à structurer la fonction, par exemple en créant des programmes de développement des compétences climatiques ou en mettant en place de nouveaux processus de suivi des performances pérennes.
Billerud met en avant les possibilités de carrière au sein d’une organisation internationale, et sa présence dans plusieurs pays favorise les évolutions transversales vers les opérations, l’énergie, l’approvisionnement ou des postes liés au développement durable en lien avec les investisseurs. La participation aux travaux du CDP, d’EcoVadis et sur la réglementation peut aussi renforcer la crédibilité externe et l’employabilité de la personne bien au-delà du secteur des produits forestiers.
Les principaux interlocuteurs avec lesquels vous pourriez travailler
Les relations de travail les plus étroites seront probablement au sein de l’équipe Groupe Développement durable et Affaires publiques, où le ou la responsable de l’impact climatique collaborera avec les collègues chargés du reporting, des affaires publiques et des sujets plus généraux liés au développement durable. Le ou la responsable hiérarchique et la direction du développement durable définiront les orientations du volet bas carbone de la transformation de Billerud ; il s’agit donc d’un poste très exposé.
Au quotidien, le poste repose sur la collaboration avec les unités opérationnelles, les usines et différentes fonctions. Les équipes énergie, ingénierie, opérations, approvisionnement et logistique maîtrisent de nombreux leviers de réduction des émissions des scopes 1, 2 et 3. La personne passera donc beaucoup de temps à animer des ateliers, à négocier les priorités et à suivre les engagements avec des interlocuteurs qui ne relèvent pas de son autorité hiérarchique. Les responsables régionaux en Suède, en Finlande et aux États-Unis seront des interlocuteurs clés.
À l’extérieur de l’entreprise, il faudra échanger avec les fournisseurs et les clients de la filière des fibres et des emballages, ainsi qu’avec les acteurs du reporting et des politiques publiques liés au CDP, à EcoVadis et à la réglementation climatique. Les investisseurs et les analystes pourront intervenir indirectement par le biais du reporting ; les associations professionnelles et les responsables publics pourront également prendre part aux échanges réglementaires auxquels le poste contribue. Les équipes de recrutement et de communication interne seront des partenaires secondaires, mais utiles pour le recrutement et le développement des compétences.
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