En tant que responsable de programme, Opérations climatiques, vous piloterez la stratégie de Google en matière de réduction des émissions de carbone, d’énergies propres et d’eau dans la région APAC. Vous serez responsable de projets régionaux de décarbonation de bout en bout, de l’analyse à la mise en œuvre. Au quotidien, vous transformerez les données climatiques en décisions, coordonnerez des équipes transversales et veillerez à l’avancement d’initiatives complexes impliquant plusieurs pays.
Les enjeux sont très concrets : l’APAC est une région déterminante pour la feuille de route de Google vers le zéro émission nette et pour ses objectifs plus larges concernant la chaîne de valeur. Ce poste ne consiste pas seulement à mesurer les émissions : il contribue à définir la manière dont l’une des plus grandes entreprises du monde les réduit concrètement, tout en participant au développement de l’écosystème plus large de la décarbonation sur lequel Google s’appuie.
Ce poste convient à une personne capable de passer avec aisance des détails du calcul des émissions de gaz à effet de serre aux enjeux stratégiques de la direction générale, et qui sait avancer sans feuille de route prédéfinie.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités de ce poste ?
Ce poste se situe au cœur des initiatives climatiques régionales de Google. Vous assureriez la supervision stratégique et technique des stratégies de réduction des émissions de carbone, d’énergie propre et de gestion de l’eau dans la région APAC. Concrètement, il s’agit de traduire les engagements mondiaux de Google en matière de neutralité carbone en programmes réalisables adaptés à chaque région : déterminer les sources d’émissions, repérer les mesures les plus efficaces et planifier leur déploiement dans un ensemble d’activités vaste et réparti sur de nombreux sites.
Les responsabilités sont à la fois analytiques et politiques. Vous piloteriez un portefeuille évolutif de projets stratégiques, élaboreriez des analyses fondées sur les données et les transformeriez en recommandations suffisamment solides pour convaincre les équipes de direction transversales et les membres de la haute direction. Une grande partie du travail consiste à coordonner des équipes qui se réunissent rarement au même endroit : approvisionnement en énergie, centres de données, affaires publiques et communication.
Au-delà de la mise en œuvre en interne, le poste implique explicitement de collaborer avec des spécialistes externes afin de façonner les positions de Google sur le carbone et l’énergie, et de faire progresser l’ensemble de l’écosystème de décarbonation dans la région APAC. À plus long terme, la réussite se traduira par une accélération mesurable, étayée et reproductible de la réduction des émissions dans les différents marchés de la région.
Principales possibilités d’apprentissage dans ce poste
Peu de postes réunissent une telle complexité dans les domaines du climat et de l’énergie. Vous approfondirez votre maîtrise des normes relatives aux gaz à effet de serre (GES) et des méthodes de comptabilisation du carbone, tout en les appliquant à une véritable échelle mondiale, dans un contexte où les données sont hétérogènes et où les périmètres font débat. Votre connaissance des marchés de l’énergie de la région APAC s’affinera également, notamment sur les mécanismes d’achat, de production et de réglementation de l’énergie propre.
Comme le poste couvre le carbone, l’énergie propre et l’eau, vous développerez une vision globale du développement durable en entreprise, plutôt qu’une expertise limitée à un seul sujet. La collaboration avec des spécialistes externes et des partenaires du secteur vous donnera probablement un accès privilégié aux nouvelles réflexions sur les trajectoires de décarbonation, les évolutions réglementaires et les solutions technologiques, avant qu’elles ne se généralisent.
La nécessité de présenter des livrables à la haute direction vous permettra d’acquérir une compétence rare : transformer des analyses techniques sur le climat en décisions adaptées aux dirigeants. Cette combinaison d’expertise technique et de capacité à influer sur les décisions est précisément ce que recherchent les postes de direction les plus avancés dans le domaine du développement durable.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
Les exigences officielles sont élevées : un diplôme de licence, huit ans d’expérience en gestion de programmes ou de projets, et cinq ans d’expérience en comptabilisation du carbone et en méthodologies associées, ou sur les marchés de l’énergie. Les profils privilégiés vont plus loin : environ dix ans d’expérience dans les sciences du climat, les normes relatives aux GES et leur comptabilisation, ou le secteur de l’énergie, ainsi qu’une solide expérience de gestion de projets transversaux.
Les candidatures les plus convaincantes se distingueront probablement par une bonne maîtrise de ces deux domaines : la rigueur technique nécessaire pour examiner les données carbone et la discipline de gestion de programme indispensable à la réalisation d’initiatives complexes entre bureaux, fuseaux horaires et continents. L’expérience des présentations à la haute direction sera sans doute déterminante, puisque le poste exige explicitement de transformer des analyses en recommandations destinées aux hauts responsables.
Les qualités humaines comptent autant que les diplômes et l’expérience. L’offre laisse entendre que Google recherche une personne très organisée, orientée vers les résultats et à l’aise pour diriger sans autorité hiérarchique formelle. Une connaissance approfondie des marchés de l’énergie ou des politiques climatiques de la région APAC serait un atout important, tout comme une expérience dans une grande organisation matricielle où l’influence compte davantage que la hiérarchie.
Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature
Le processus de recrutement de Google est structuré et fondé sur des faits. Pour étayer votre candidature, mettez donc en avant des résultats de programmes quantifiés plutôt qu’une simple liste de responsabilités. Si vous avez piloté des initiatives de réduction des émissions de carbone ou de développement des énergies propres, indiquez la situation de référence, les mesures prises et les résultats vérifiés — idéalement selon une méthode conforme au GHG Protocol.
Le poste est explicitement axé sur l’APAC : montrez donc que vous connaissez la région. Une lettre de motivation qui aborde concrètement les marchés de l’énergie ou les obstacles à la décarbonation en APAC, au lieu de reformuler la description du poste, témoignera du sens stratégique recherché par l’équipe. Si vous avez les dix années d’expérience en climat ou en énergie souhaitées, faites-le ressortir sans ambiguïté.
En entretien, préparez-vous à présenter de bout en bout un projet complexe réunissant de nombreuses parties prenantes : comment vous avez défini le problème, géré des priorités concurrentes et convaincu des cadres dirigeants. Google accorde également beaucoup d’importance à l’adhésion à sa mission et à l’esprit de collaboration : reliez votre motivation à la résolution de problèmes climatiques à grande échelle, et pas seulement à la marque.
Sur quels aspects du développement durable de l’entreprise ce poste devrait-il se concentrer ?
Le poste porte principalement sur la décarbonation des activités et de la chaîne de valeur de Google en APAC, une région explicitement désignée comme prioritaire dans la feuille de route de l’entreprise vers le zéro émission nette. Il s’agit donc de réduire les émissions liées aux activités de Google — centres de données, bureaux et énergie nécessaire à leur fonctionnement — ainsi qu’à sa chaîne d’approvisionnement et à ses achats, qui représentent généralement la majeure partie de l’empreinte d’une entreprise technologique.
Les énergies propres constituent un deuxième pilier. Google figure parmi les grandes entreprises qui achètent de l’électricité renouvelable. Un responsable de programme axé sur l’APAC travaillerait probablement sur les marchés de l’énergie, les stratégies d’approvisionnement et la décarbonation des réseaux électriques, dans une région où les politiques et les infrastructures varient considérablement d’un pays à l’autre.
La gestion de l’eau forme le troisième volet, en lien avec les engagements plus larges de Google en faveur d’une utilisation responsable de l’eau dans ses centres de données et au sein des communautés. La gouvernance et le reporting sont également présents en filigrane : les résultats doivent résister à l’examen de la direction, des investisseurs et d’experts externes. Produire des analyses fiables et prêtes à être auditées est donc au cœur du poste.
Quels sont les principaux défis auxquels une personne occupant ce poste pourrait être confrontée ?
Le plus difficile pourrait être de faire avancer les choses sans autorité hiérarchique directe. La décarbonation chez Google dépend de la collaboration d’équipes chargées de l’énergie, des infrastructures, des finances et des politiques publiques, chacune ayant ses propres priorités et motivations. Coordonner leurs efforts dans une APAC aux marchés, aux réglementations et aux réseaux électriques très disparates constitue un véritable défi opérationnel : une solution adaptée à un pays peut être inapplicable dans le suivant.
Les données représentent un deuxième défi. Le calcul des émissions sur une chaîne de valeur étendue comporte inévitablement des incertitudes. Pour produire des analyses assez solides pour résister à l’examen de la direction générale, il faut justifier les hypothèses, harmoniser les méthodes et éviter de prétendre à une précision excessive. L’accent mis dans l’offre sur des livrables à fort impact, directement exploitables pour la prise de décision, laisse peu de place aux rapports vagues.
Enfin, il y a la question du rythme. Les objectifs d’entreprise en matière de zéro émission nette s’inscrivent dans la durée, tandis que ce poste est axé sur l’exécution au sein d’une entreprise qui avance vite. Maintenir le cap d’une stratégie de décarbonation pluriannuelle tout en répondant aux exigences trimestrielles, aux changements de direction et à l’évolution des attentes externes sera probablement la principale tension à gérer.
À quoi pourrait ressembler une journée type à ce poste ?
Une journée type combinerait probablement analyse, coordination et persuasion. La matinée pourrait être consacrée à l’examen de données sur le carbone ou l’énergie, à l’amélioration d’un modèle ou à la mise à l’épreuve d’une recommandation avant sa présentation à la direction. Compte tenu du périmètre APAC et de la présence mondiale de Google, l’agenda comprendrait sans doute des appels tôt le matin ou tard le soir avec des équipes situées dans d’autres fuseaux horaires.
Une grande partie de la journée pourrait se dérouler lors de séances de travail transversales, pour coordonner les équipes de l’énergie, des infrastructures, des politiques publiques et du développement durable autour des étapes clés, des risques et des interdépendances des projets. En tant que responsable de programme, vous assureriez la cohésion : relancer les décisions, clarifier les responsabilités et éviter que le portefeuille évolutif d’initiatives ne s’enlise.
Des échanges avec l’extérieur viendraient ponctuer la semaine : discussions avec des experts du secteur, des partenaires ou des consultants afin d’affiner la vision régionale de Google. Certaines journées seraient davantage consacrées à la rédaction, pour transformer les analyses en livrables concis destinés à des cadres dirigeants. Le rythme serait variable, car le portefeuille évolue au gré des priorités et des conditions du marché.
Quelles sont les possibilités d’évolution et de développement professionnel à ce poste ?
Le poste est rattaché à l’équipe Global Sustainability de Google, une fonction centrale qui a une visibilité sur l’ensemble des enjeux climatiques de l’entreprise. Obtenir des résultats mesurables en matière de décarbonation dans une région prioritaire comme l’APAC constitue un solide tremplin vers des fonctions plus larges de direction dans le développement durable, que ce soit en élargissant son périmètre géographique ou en se spécialisant davantage dans la stratégie, l’énergie ou le reporting.
Pour un poste de responsable de programme, l’exposition aux plus hauts niveaux de l’entreprise est notable : formuler des recommandations à l’intention de la direction générale permet de nouer des relations et d’acquérir une crédibilité ouvrant des passerelles vers la stratégie, les opérations ou les politiques publiques. Les enjeux climatiques étant de plus en plus intégrés à l’ensemble des activités de Google, les possibilités de mobilité interne dépassent probablement largement l’équipe du développement durable.
Le volet externe permet également de renforcer sa réputation professionnelle. Collaborer avec des experts et des partenaires du secteur sur les priorités climatiques régionales permet de s’inscrire dans l’écosystème plus vaste de la décarbonation — un réseau dont la valeur ne cesse de croître à mesure que les fonctions liées au climat en entreprise deviennent plus stratégiques et davantage scrutées.
Principales parties prenantes avec lesquelles vous pourriez être amené à travailler
En interne, les relations les plus importantes seront probablement celles avec les responsables des différentes fonctions — énergie, infrastructures, finances, politiques publiques et juridique — dont la coopération déterminera si une initiative régionale de décarbonation peut réellement avancer. Vous travaillerez également en étroite collaboration avec l’équipe Global Sustainability, qui définit la stratégie à laquelle vos programmes régionaux doivent contribuer.
L’APAC regroupant de nombreux marchés, attendez-vous à échanger régulièrement avec les équipes locales et régionales, qui connaissent le contexte opérationnel et disposent de relations sur place. Les équipes chargées des centres de données et des installations seront particulièrement importantes, car elles gèrent une grande partie des infrastructures physiques à l’origine des émissions, de la consommation d’énergie et de la consommation d’eau.
À l’extérieur de l’entreprise, l’offre mentionne explicitement des partenariats avec des experts et des acteurs du secteur. Il pourrait s’agir de consultants, de fournisseurs d’énergie, d’ONG, d’organismes de normalisation et de spécialistes universitaires. L’objectif de ces relations est moins transactionnel : il s’agit plutôt de façonner les orientations et de faire grandir l’écosystème au sens large. Trouver le juste équilibre entre l’adhésion des équipes internes et la crédibilité externe est essentiel dans ce poste.
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