Ce poste est responsable, aux Pays-Bas, de la stratégie de Sopra Steria en matière de développement durable et d’ESG. Au quotidien, il s’agit de décliner les engagements du Groupe en un programme néerlandais assorti de priorités, de responsables et d’indicateurs clairement définis, puis d’assurer le bon fonctionnement des dispositifs de reporting, de gouvernance et de conformité.
Ce qui distingue ce poste, c’est son environnement : une entreprise de services et de conseil où l’essentiel des impacts environnementaux et sociaux se joue dans les missions clients, les achats et la mobilisation de milliers de collaborateurs. Les progrès reposent sur la capacité à convaincre plutôt que sur l’autorité. Les enjeux de développement durable doivent donc être intégrés aux décisions commerciales et aux activités des équipes de réalisation, et non traités à part.
Ce poste conviendra à une personne ayant déjà piloté un programme ESG, de la définition des priorités à leur mise en œuvre, à l’aise avec les exigences de la CSRD et les détails de la double matérialité, et prête à assurer elle-même les tâches opérationnelles en néerlandais et en anglais.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités associées à ce poste ?
La mission principale consiste à mettre en place un programme ESG opérationnel au sein de l’entité néerlandaise de Sopra Steria. Il s’agit de décliner les engagements du Groupe en priorités locales, assorties d’actions claires, de responsables désignés et de résultats mesurables, plutôt que de produire une stratégie qui resterait lettre morte. La personne en poste devra d’abord recenser les dispositifs existants, relier les initiatives en cours, puis déterminer les besoins complémentaires.
Une grande partie du rôle porte sur la coordination et la gouvernance : piloter la gouvernance ESG à l’échelle locale, contribuer au reporting de durabilité, veiller au respect des exigences réglementaires et suivre les résultats au moyen d’indicateurs clés de performance. L’offre mentionne expressément la CSRD, la taxonomie européenne, la double matérialité, les informations ESG et les données de durabilité. La qualité du reporting et la préparation aux audits sont donc des priorités. Le poste couvre également le climat et l’environnement, l’inclusion et les ressources humaines, le numérique responsable et l’engagement sociétal.
Le troisième volet consiste à mobiliser les équipes. En collaboration avec la direction locale, les unités opérationnelles et les fonctions support, la personne devra intégrer le développement durable aux décisions, aux opérations et aux solutions proposées aux clients, ainsi que constituer un réseau interne actif, même sans autorité hiérarchique directe. La communication sur les progrès réalisés, la gestion des résistances et la remontée des risques au bon moment font également partie des missions décrites.
Principales possibilités d’apprentissage liées à ce poste
Le volet reporting permet de développer des compétences concrètes. Travailler sur la CSRD, la taxonomie européenne, la double matérialité et les informations ESG au sein d’un grand groupe européen coté offre une expérience directe des cadres qui façonnent aujourd’hui les carrières dans le développement durable des entreprises, ainsi que des flux de données, des contrôles et des processus de vérification qui les sous-tendent.
Le poste permet aussi d’acquérir une expérience précieuse en matière de conduite du changement et d’influence. Créer un réseau au sein des unités opérationnelles, des fonctions support et de la direction d’une grande entreprise de services, puis faire avancer le changement sans autorité formelle, est une compétence transférable difficile à acquérir dans une structure plus petite. La dimension internationale permet en outre de découvrir les pratiques du Groupe en matière de développement durable dans près de 30 pays.
Comme le poste couvre le climat, l’inclusion, le numérique responsable et l’engagement sociétal, il offre une vision large des enjeux ESG, plutôt qu’une spécialisation sur un seul sujet. Sopra Steria indique également proposer des formations, des sessions de partage des connaissances et des possibilités d’évolution : ces apprentissages formels viendront compléter l’expérience acquise sur le terrain.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
L’offre recherche une personne expérimentée dans le domaine du développement durable ou de l’ESG, capable de démontrer qu’elle a mené un programme de la définition des priorités jusqu’à sa mise en œuvre, et ne s’est pas limitée à sa conception. La capacité à nouer des relations en interne et à conduire le changement entre équipes sans autorité formelle est considérée comme essentielle. Le profil recherché a donc déjà évolué dans une organisation matricielle.
Sur le plan technique, une connaissance pratique de la CSRD, de la taxonomie européenne et de la double matérialité est requise, ainsi qu’une aisance avec les données de durabilité, les indicateurs clés de performance, les tableaux de bord et les processus de reporting. Un intérêt pour les technologies, le conseil et le numérique responsable est attendu. Une expérience dans les services informatiques ou le conseil est un atout, compte tenu des différences entre l’empreinte d’une entreprise de services et celle d’un fabricant.
La personne devra faire preuve de discernement et bien comprendre le fonctionnement de l’organisation, tout en étant prête à prendre elle-même en charge des tâches opérationnelles, à travailler en autonomie, à rechercher activement des informations et à savoir quand faire remonter un problème. Une communication claire avec la direction est importante, tout comme une motivation personnelle sincère pour le développement durable, étayée par des résultats concrets. La maîtrise du néerlandais et de l’anglais est indispensable ; la connaissance d’une autre langue européenne constitue un plus.
Conseils pour se démarquer et réussir sa candidature
Mettez en avant votre expérience de la mise en œuvre. L’offre précise clairement qu’elle recherche une personne ayant transformé des priorités en actions concrètes sans s’appuyer sur une autorité formelle. Présentez donc un programme de développement durable précis : les changements que vous avez apportés, les personnes que vous avez dû convaincre et les résultats mesurables obtenus. De simples déclarations sur votre passion pour le développement durable pèseront peu face à cette exigence.
Reprenez les termes de l’offre lorsqu’ils correspondent réellement à votre expérience. La CSRD, la taxonomie européenne, la double matérialité, les informations ESG, les données de durabilité et les indicateurs clés de performance y sont mentionnés parce qu’ils sont importants. Faites donc apparaître dès le début des exemples concrets de travaux de reporting, de processus de gestion des données ou de préparation à des vérifications. Dans le contexte des services, toute expérience d’intégration du développement durable aux solutions proposées aux clients, aux offres commerciales ou aux décisions d’affaires mérite d’être soulignée, de même qu’une expérience dans les services informatiques ou le conseil.
Le poste s’adressant au marché néerlandais, postulez en néerlandais ou indiquez clairement que vous maîtrisez le néerlandais et l’anglais en milieu professionnel. En entretien, attendez-vous à des questions sur votre capacité à mobiliser : comment avez-vous géré les résistances, quand avez-vous fait remonter un problème et comment avez-vous créé un réseau entre différentes fonctions ? Préparer deux ou trois exemples de ce type, en précisant les parties prenantes et les résultats obtenus, sera plus utile que de réviser la théorie du développement durable.
Quels aspects du développement durable de l’entreprise ce poste devrait-il couvrir ?
L’offre présente assez clairement les principaux domaines d’action : le climat et l’environnement, l’inclusion et les ressources humaines, le numérique responsable et l’engagement sociétal. Dans le contexte néerlandais des services informatiques et du conseil, le volet environnemental porte probablement surtout sur l’empreinte directe de l’entreprise — bureaux, déplacements, voitures et vélos de fonction — ainsi que sur les émissions liées aux centres de données, au cloud et aux équipements informatiques utilisés pour les projets clients.
Le numérique responsable est sans doute l’aspect le plus distinctif de la démarche de développement durable de Sopra Steria. En tant que société de conseil et fournisseur de technologies, le Groupe doit prendre en compte les conséquences sociales et éthiques des solutions numériques conçues pour ses clients du secteur privé et public. Le développement durable est ainsi directement lié aux offres et à leur mise en œuvre.
La gouvernance et le reporting occupent une place importante. L’offre mentionne la CSRD, la taxonomie européenne, la double matérialité et les informations ESG. Une part significative du poste consiste donc à veiller à ce que les entités néerlandaises transmettent des données exactes et vérifiables pour le reporting du Groupe, et à ce que la direction locale soit en mesure de justifier les chiffres.
Quels sont les principaux défis auxquels la personne occupant ce poste pourrait être confrontée ?
Le principal défi, et le plus évident, consiste à exercer une influence sans autorité hiérarchique. L’offre le dit explicitement : dans un groupe de services de 51 000 personnes, la personne chargée du développement durable aux Pays-Bas doit obtenir l’adhésion de dirigeants dont les priorités sont avant tout commerciales. Le développement durable n’est pas toujours le sujet qui fait le plus de bruit dans la salle ; la persévérance, la crédibilité et une bonne compréhension des jeux politiques de l’organisation comptent donc davantage qu’un mandat officiel.
Deuxième défi : concilier les ambitions du Groupe avec les réalités locales. Les engagements du Groupe sont formulés de manière générale ; les transformer en priorités adaptées aux activités néerlandaises, aux contrats clients et aux obligations de reporting demande de savoir distinguer ce qui est important de ce qui ne l’est pas. L’exercice de double matérialité est exigeant précisément parce qu’il oblige à expliciter ces choix.
Enfin, la pression liée au reporting est bien réelle. La CSRD, la taxonomie de l’UE et les demandes de données ESG s’accompagnent d’échéances, d’exigences de traçabilité et d’une faible tolérance aux chiffres imprécis, alors que les données nécessaires sont souvent entre les mains de collègues ayant d’autres priorités. C’est probablement dans la gestion de cette charge de conformité, tout en menant des actions de mobilisation et en prenant soi-même en charge les tâches opérationnelles, que le poste se révèle le plus exigeant.
À quoi pourrait ressembler une journée type à ce poste ?
Les matinées sont probablement consacrées en grande partie à la coordination interne : un bref point avec les collègues du Groupe chargés du développement durable, le suivi d’une demande de données liée à la CSRD ou à la taxonomie de l’UE, puis une séance de travail avec une unité opérationnelle qui doit traduire un engagement du Groupe en actions concrètes. Comme le poste est résolument opérationnel, une partie de la journée est consacrée à la rédaction, à la vérification de chiffres ou à la préparation d’une présentation réellement exploitable par un dirigeant.
L’après-midi, le travail s’oriente souvent davantage vers les échanges et les relations. Il peut s’agir de discuter avec les équipes Finance ou RH des données à fournir, de répondre à une question des achats ou des services généraux sur les émissions, ou d’aider un collègue d’une équipe de réalisation à comprendre comment intégrer le numérique responsable à une proposition client. La personne responsable du développement durable en entreprise fait le lien entre ces différents sujets.
Le rythme varie en fonction du calendrier de reporting. À l’approche des échéances de la CSRD et des publications, les données, les justificatifs et les validations prennent le dessus. En dehors de ces périodes, le poste laisse davantage de place aux actions de mobilisation, aux événements internes et à la conception de programmes à plus long terme.
Quelles sont les perspectives d’évolution et de développement professionnel à ce poste ?
Le poste se situe au croisement des activités locales et des enjeux de développement durable du Groupe, ce qui lui confère une bonne visibilité. Une personne capable de donner de la crédibilité au programme néerlandais, de fiabiliser le reporting et d’inciter les unités opérationnelles à agir sera probablement remarquée tant par la direction locale que par l’équipe Développement durable du Groupe. Dans ce domaine, cette visibilité est le principal levier d’évolution.
Plusieurs trajectoires sont possibles. La première consiste à rejoindre plus étroitement la fonction Développement durable du Groupe, où des postes liés au reporting, à la stratégie ou au numérique responsable peuvent s’ouvrir dans près de 30 pays. Une autre possibilité est d’élargir son périmètre local, en évoluant d’un poste de responsable du développement durable vers celui de directeur ou directrice du développement durable ou de l’ESG, à mesure que les enjeux prennent de l’ampleur aux Pays-Bas.
Une évolution latérale est également envisageable. Les compétences acquises en réglementation, en analyse des données et en conduite du changement sont transférables à des fonctions liées aux risques, à la conformité, au conseil ou aux technologies responsables, en particulier dans une organisation spécialisée dans la transformation numérique. L’offre ne promet pas de parcours de promotion précis : l’évolution dépendra donc des résultats obtenus et du développement du programme ESG local.
Les principaux interlocuteurs avec lesquels vous pourriez travailler
Les relations de travail les plus étroites devraient être celles avec la direction locale aux Pays-Bas et les collègues du Groupe chargés du développement durable, qui définissent les engagements que le poste doit traduire en actions. Ce binôme structure une grande partie du travail : le Groupe fixe le cadre, tandis que la personne en poste localement détermine ce qui est réaliste et crédible au sein de l’organisation néerlandaise.
Au quotidien, les unités opérationnelles et les fonctions support sont les principaux interlocuteurs. Les équipes Finance, RH, achats, services généraux et communication détiennent des données ou des leviers indispensables au programme ESG. Les équipes de réalisation sont également essentielles, car c’est dans les solutions proposées aux clients que se rencontrent numérique responsable, priorités commerciales et développement durable.
À l’extérieur, le poste implique des échanges avec les auditeurs et les prestataires d’assurance autour de la CSRD et des déclarations, ainsi qu’avec des clients et des partenaires du secteur public qui intègrent de plus en plus de questions de développement durable à leurs appels d’offres. L’offre ne décrit pas de vaste mission de représentation externe : l’accent est donc probablement mis sur la mobilisation en interne, afin de rallier une entreprise de services plutôt que de représenter l’entreprise à l’extérieur.
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