Au sein de l’équipe RSE du Groupe Fareva, ce poste de terrain consiste à concrétiser les engagements du Groupe en matière de développement durable, site par site, dans plus de 40 usines de production. Au quotidien, vous élaborez avec les équipes locales des plans d’action sur la décarbonation, l’efficacité énergétique et la gestion de l’eau, les installations solaires et EcoVadis, puis vous suivez leur mise en œuvre effective dans chaque site.
La crédibilité est au cœur du poste. Fareva s’est engagée à suivre une trajectoire de décarbonation validée par la SBTi et publiera des informations conformément à la CSRD, avec une vérification par un tiers. Les données que vous consolidez pour chaque usine alimenteront donc un rapport soumis à un contrôle externe. Vous transformez les objectifs du Groupe en chiffres à l’échelle des usines, que l’on peut justifier auprès d’un auditeur.
Ce poste s’adresse à une personne ayant piloté des projets de performance industrielle ou d’audit sur plusieurs sites, à l’aise dans un environnement de production et capable de mobiliser des équipes sans lien hiérarchique direct. La maîtrise du français et de l’anglais est indispensable, de même qu’une disponibilité pour des déplacements fréquents en France et à l’étranger.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités liées à ce poste ?
La mission principale consiste à traduire les engagements RSE du Groupe en plans d’action concrets et mesurables pour chaque site de production. Pour la décarbonation, vous déclinerez la trajectoire SBTi à l’échelle de chaque site, pour les scopes 1, 2 et 3, aiderez les équipes locales à élaborer leurs propres plans de réduction, puis suivrez les émissions par rapport à la trajectoire afin de repérer les écarts.
Un deuxième volet porte sur les projets environnementaux : efficacité énergétique, réduction de la consommation d’eau, installations photovoltaïques et infrastructures de recharge. Il s’agira généralement de monter le dossier d’investissement avec le site, puis d’en suivre la réalisation jusqu’à son terme. Le poste allie donc compréhension technique et justification financière.
Le troisième volet concerne le déploiement d’EcoVadis dans l’ensemble du Groupe, avec un objectif de score supérieur à 70, ainsi que les plans d’action plus larges en matière sociale et de gouvernance. À cela s’ajoutent des responsabilités de consolidation et de reporting : tableaux de bord, bilans d’avancement à présenter à la direction RSE du Groupe et partage des pratiques efficaces d’un site à l’autre.
Principales possibilités d’apprentissage liées à ce poste
La principale occasion de progresser concerne le pilotage de programmes multisites en milieu industriel : organiser les déploiements, coordonner des dizaines d’usines autour d’un calendrier commun et mener les actions à bien sans autorité hiérarchique. Ces compétences sont transférables à presque tous les groupes industriels.
Sur le plan technique, vous approfondirez la définition des objectifs SBTi, la comptabilisation des émissions du scope 3, les modalités de reporting CSRD et les points examinés par un organisme indépendant chargé de l’assurance. La préparation de dossiers d’investissement pour des projets solaires, d’efficacité énergétique et de gestion de l’eau vous apportera aussi une expérience des analyses de rentabilité des dépenses d’investissement, rarement proposée dans les postes exclusivement consacrés au développement durable.
Enfin, l’expérience d’EcoVadis à l’échelle d’un groupe — préparation des campagnes et plans d’amélioration des scores compris — est un atout valorisable sur le marché. Travailler avec des sites répartis sur trois continents et soumis à des contextes réglementaires et culturels très différents devrait aussi renforcer votre capacité à adapter les méthodes plutôt qu’à imposer un modèle unique.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
Le profil recherché est titulaire d’un diplôme de niveau bac+5 en ingénierie, commerce, sciences politiques ou d’un master spécialisé en développement durable, et justifie de 5 à 9 ans d’expérience, dont 3 à 5 en gestion de projets de performance industrielle, en conseil ou en audit. Une bonne connaissance des procédés de fabrication, de l’amélioration continue et des systèmes de management QHSE est expressément requise.
La compétence qui fera la différence est la rigueur dans le traitement des données : définir des indicateurs, vérifier les règles de calcul, repérer les éléments nécessaires à la traçabilité des audits et consolider des données issues de nombreuses entités, avec une bonne maîtrise d’Excel. Une expérience antérieure de projets multisites ou d’un environnement soumis à des audits constitue un atout déterminant.
Sur le plan relationnel, l’offre souligne que la capacité à convaincre compte davantage que l’autorité hiérarchique. Il faut savoir rallier les directeurs de site et les équipes de production plutôt que leur donner des consignes, faire preuve de ténacité pour mener les plans d’action à terme et gérer plusieurs projets de front. La maîtrise courante du français et de l’anglais est indispensable ; une troisième langue est un plus.
Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature
Mettez d’abord en avant des résultats concrets obtenus sur plusieurs sites, plutôt que de commencer par le vocabulaire du développement durable. Choisissez deux ou trois projets où vous avez coordonné plusieurs sites industriels ou entités et quantifiez vos réalisations : nombre de sites, respect des délais, indicateurs définis et résultats obtenus. C’est précisément ce que Fareva présente comme déterminant.
Comme les données alimenteront un rapport CSRD soumis à une vérification par un tiers, préparez un exemple concret où vous avez remis en question un chiffre ou une règle de calcul, ou constitué une piste d’audit couvrant plusieurs entités. Les recruteurs chercheront probablement à savoir comment vous réagissez lorsqu’un site communique des chiffres qui l’arrangent.
Montrez que vous connaissez les trajectoires SBTi et le fonctionnement d’EcoVadis, et soyez prêt·e à expliquer comment vous monteriez un dossier d’investissement, par exemple pour installer des panneaux solaires sur le toit d’une usine. Compte tenu des déplacements fréquents, une réponse claire et crédible sur votre disponibilité et votre mobilité en France comme à l’étranger sera un atout. Pour un groupe dont le siège est en France, une courte lettre de motivation en français est un choix judicieux.
Sur quels aspects du développement durable de l’entreprise ce poste devrait-il porter ?
Le poste s’inscrit pleinement dans les volets environnement et reporting de la démarche ESG de Fareva, avec une composante sociale et de gouvernance liée aux plans d’action plus larges. Il est principalement axé sur la trajectoire de décarbonation à l’horizon 2030 validée par la SBTi, que vous déclinerez à l’échelle des usines pour les scopes 1, 2 et 3.
Le deuxième axe concerne la performance des ressources : efficacité énergétique, réduction de la consommation d’eau, production photovoltaïque sur site et infrastructures de recharge. Pour un façonnier qui compte plus de 40 usines, ces enjeux ont aussi des implications en matière de coûts et de compétitivité, ce qui peut faciliter la mobilisation des équipes de direction locales.
Le troisième axe porte sur la préparation à la CSRD et l’obtention d’un score EcoVadis supérieur à 70. Ces deux objectifs reposent sur la fiabilité des données collectées sur les sites. Une part importante de votre travail consistera donc à définir les indicateurs, consolider les données et préparer les vérifications externes, plutôt qu’à élaborer de nouveaux engagements.
Quelles sont les principales difficultés auxquelles la personne pourrait être confrontée dans ce poste ?
La difficulté fondamentale est de convaincre sans disposer d’autorité hiérarchique. Les sites restent responsables de la mise en œuvre ; votre rôle est de leur fournir un cadre et d’assurer le suivi. Lorsqu’une usine est sous pression pour maintenir sa production, les actions RSE peuvent passer au second plan. Votre levier est alors la persuasion, complétée par une remontée des difficultés auprès de la direction RSE, et non par des consignes.
La fiabilité des données constitue le deuxième enjeu. Les chiffres consolidés feront l’objet d’une vérification externe : des définitions ou méthodes de calcul incohérentes d’un site à l’autre représentent donc un risque réel. Les signaler peut créer des tensions avec les équipes locales, qui sont responsables des données.
À cela s’ajoutent l’ampleur et la dispersion du périmètre : de nombreux sites répartis sur trois continents, des déplacements fréquents et plusieurs projets menés en parallèle, à des stades d’avancement différents. Certains sites peuvent être très avancés sur EcoVadis ou l’énergie, tandis que d’autres partent de zéro. Une méthode unique ne conviendra donc pas partout : il faudra savoir l’adapter sans perdre la comparabilité des résultats.
À quoi pourrait ressembler une journée type à ce poste ?
Les journées varient beaucoup selon que vous travaillez au siège ou sur un site. À Paris ou en région Rhône-Alpes, une journée type peut consister à consolider l’avancement des sites dans des tableaux de bord, à examiner les émissions au regard de la trajectoire SBTi et à préparer, avec les équipes du siège, un dossier d’investissement pour un projet énergétique ou solaire.
Lors des visites de site, le rythme est davantage orienté vers les diagnostics et les ateliers : parcourir les zones de production, rencontrer le directeur du site ainsi que les équipes QHSE ou industrielles, examiner le plan d’amélioration EcoVadis ou la liste locale des actions de décarbonation, puis convenir des responsabilités et des échéances de chacun.
Entre ces déplacements, vous échangez avec les interlocuteurs des sites pour débloquer les actions en suspens, faites le point avec la directrice RSE du Groupe sur les priorités et répondez aux questions relatives aux données soulevées dans le cadre de la préparation à la vérification. Les déplacements fréquents en France et à l’international font évoluer d’une semaine à l’autre l’équilibre entre travail de bureau et présence sur le terrain.
Quelles sont les possibilités d’évolution et de développement professionnel à ce poste ?
Ce poste vous place en contact direct avec la directrice RSE du Groupe et les équipes dirigeantes des sites, ce qui constitue un excellent tremplin. Une personne capable de consolider des données fiables et de mener à bien des plans d’action sur de nombreux sites devient naturellement une candidate de choix pour un poste de responsable de programme RSE Groupe ou de responsable du reporting environnemental, à mesure que les obligations liées à la CSRD se renforcent.
Les possibilités de mobilité entre secteurs sont également bien réelles : le déploiement de démarches RSE sur plusieurs sites, les trajectoires SBTi et les données conformes aux exigences de la CSRD sont recherchés dans l’industrie manufacturière, la pharmacie et les biens de consommation. La dimension industrielle et les investissements en capital des projets environnementaux apportent une expérience que les postes généralistes en développement durable ne permettent pas d’acquérir.
En interne, la collaboration avec 42 sites et les fonctions du siège peut ouvrir la voie à des mobilités transversales vers les opérations, le QHSE ou la direction de site, pour les personnes souhaitant assumer des responsabilités hiérarchiques. La diversité des missions constitue le principal levier de développement, à condition de documenter activement les pratiques efficaces sur chaque site.
Vos principaux interlocuteurs
Votre responsable hiérarchique direct est la directrice RSE du Groupe : elle définit les priorités et vous lui rendez compte de l’avancement. Vous travaillez également avec l’équipe RSE du siège et d’autres fonctions centrales, dont vous déployez les initiatives. Vous serez probablement en contact avec les équipes industrielles, QHSE et financières lorsque des dossiers d’investissement devront être approuvés.
La plupart de vos interlocuteurs travaillent sur les sites : directeurs de site, équipes industrielles et de production, responsables QHSE et coordinateurs locaux chargés de la mise en œuvre. Votre rôle consiste à les accompagner tout en veillant à la bonne exécution des actions : vous apportez méthode et suivi, tandis qu’ils restent responsables de leur mise en œuvre.
Les parties prenantes externes comptent également : EcoVadis, l’organisme d’évaluation, le prestataire indépendant chargé de la vérification du reporting CSRD et, éventuellement, les auditeurs ou consultants participant au contrôle des données. En tant que fabricant à façon, Fareva doit aussi répondre à certaines exigences de développement durable formulées par ses clients, qui peuvent donc s’ajouter aux attentes à prendre en compte.
Newsletter CSR Jobs
Ne manquez plus la prochaine opportunité
Recevez une sélection d’offres en RSE, ESG et développement durable dans votre boîte mail. Pas de bruit quotidien, seulement des opportunités utiles.
Vous êtes inscrit·e
Envie de recevoir des opportunités plus pertinentes ?
Partagez votre profil LinkedIn pour nous aider à mieux comprendre les postes qui pourraient vous correspondre. Cette étape est facultative.
Tout est prêt !
Merci de rejoindre la newsletter CSR Jobs. Surveillez votre boîte mail pour découvrir de nouvelles opportunités.
Une erreur est survenue. Veuillez réessayer.
Cookies
CSR Jobs utilise des cookies de mesure et de marketing. Vous pouvez refuser sans conséquence sur votre navigation.