Relevant du vice-président, Environnement, Développement durable et Relations avec les communautés, cette personne est responsable du suivi, de la validation et de l’interprétation des données environnementales et sociales des sites miniers et d’infrastructures d’ArcelorMittal au Québec. Au quotidien, elle compile les données sur la consommation d’eau et les émissions de GES, les observations sur le terrain et les préoccupations des communautés pour produire des indicateurs fiables et vérifiables.
Le poste se situe à la jonction entre la réalité opérationnelle et l’obligation de rendre des comptes à l’externe. Les données validées alimentent les rapports ISO, le protocole Vers le développement minier durable et les obligations liées à la CSRD. Un chiffre peu fiable ou une tendance passée inaperçue pourrait donc se retrouver dans une divulgation publique. L’enjeu central du poste est de veiller à ce que la performance environnementale et communautaire de l’entreprise soit mesurée avec rigueur et honnêteté.
Ce poste convient à une personne à l’aise aussi bien dans les tableurs que sur le terrain, qui cherche à comprendre pourquoi un chiffre a changé avant de l’accepter et qui sait échanger calmement, le même après-midi, avec un surintendant d’usine et un responsable des relations avec les communautés.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités de ce poste ?
La mission principale consiste à veiller à ce que les données environnementales, sociales et de gouvernance soient exactes, à jour et utiles. Au quotidien, l’analyste compile et valide des données sur l’environnement et le développement durable, repère les risques de non-conformité en examinant les variations et les tendances, et fait un suivi auprès des sites opérationnels lorsque des données semblent incohérentes. Il ou elle élabore également des outils de suivi d’indicateurs comme la consommation d’eau, les observations environnementales sur le terrain, les émissions de GES et les plaintes des communautés.
Une deuxième mission porte sur la production de rapports. L’analyste rédige ou contribue à des rapports internes et externes liés aux normes ISO, au protocole Vers le développement minier durable, à la CSRD et aux autres obligations ESG. Il faut pour cela recueillir des données de différentes sources, les vérifier au regard des critères de présentation de l’information et rédiger ou assembler les sections destinées à la publication.
À plus long terme, l’objectif est de mettre en place le système de gestion des données ESG et les tableaux de bord de l’entreprise. Il s’agit d’un travail d’amélioration continue : analyser les causes profondes des écarts de performance, proposer des mesures correctives et rendre le processus de mesure plus proactif que réactif. Le poste combine des tâches régulières de gestion des données et des contributions à des projets visant à améliorer la gestion de l’information sur le développement durable.
Principales possibilités d’apprentissage dans ce poste
Le poste permet de se familiariser directement avec plusieurs cadres de présentation de l’information recherchés dans le domaine du développement durable : les normes ISO, le protocole Vers le développement minier durable et la CSRD. Travailler avec ces trois cadres permet de comprendre concrètement comment les données environnementales et sociales passent des activités sur les sites à leur publication officielle, une compétence transférable à de nombreux postes.
Le poste offre aussi une expérience pratique de la gestion des données ESG. L’analyste participe à la mise en place d’un système de données et à l’élaboration de tableaux de bord, ce qui lui permet d’acquérir de l’expérience avec les outils et les processus qui soutiennent la présentation de l’information sur le développement durable dans un grand groupe industriel. L’analyse des causes profondes et la proposition d’améliorations ajoutent une dimension de résolution de problèmes qui va au-delà de la simple saisie de données.
Comme ArcelorMittal est un groupe international, le poste peut également donner accès aux pratiques mondiales de présentation de l’information. L’anglais étant considéré comme un atout, il pourrait aussi y avoir des échanges avec des collègues à l’étranger. Le vice-président ainsi que l’équipe centrale responsable de l’environnement et des communautés pourraient assurer le mentorat, tandis que les visites de sites apporteraient une perspective concrète qu’un poste entièrement au bureau ne permettrait pas d’acquérir.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
L’offre demande un diplôme universitaire en sciences, en génie, en gestion de la santé et de la sécurité, en environnement ou dans une discipline connexe, ainsi qu’au moins deux à trois ans d’expérience en environnement ou en relations avec les communautés. Une expérience dans le secteur minier ou l’industrie lourde constitue un atout important, car elle indique que la personne comprend comment les activités industrielles produisent des données environnementales et sociales.
Sur le plan technique, la personne doit bien connaître les outils d’analyse et de gestion des données et posséder de solides capacités d’analyse. Elle doit savoir repérer les tendances, détecter les risques de non-conformité et en retracer les causes profondes. Une expérience des cadres de présentation de l’information ESG serait utile, même si l’offre ne l’exige pas formellement.
Les compétences relationnelles comptent également. Le poste exige de savoir travailler en équipe dans un environnement à la fois corporatif et opérationnel, et d’interagir efficacement avec des personnes de différents niveaux hiérarchiques et domaines d’expertise. Le français est exigé et l’anglais constitue un atout dans ce contexte international. Une personne capable de passer d’un tableur à une conversation sur le terrain et disposée à voyager environ 15 % du temps correspond bien au profil recherché.
Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature
Votre candidature devrait répondre directement aux deux aspects mis en avant dans l’offre : l’analyse de données et l’expérience en environnement ou auprès des communautés. Plutôt que d’énumérer vos responsabilités, donnez des exemples précis de situations où vous avez validé des données environnementales, repéré une tendance ou une erreur, puis expliqué les mesures que vous avez prises. Mentionnez les référentiels de reporting avec lesquels vous avez travaillé, même indirectement, comme les normes ISO, la GRI ou le reporting en matière de développement durable. Si vous avez de l’expérience dans le secteur minier ou la grande industrie, mettez-la en évidence dès le début.
Le français est exigé : rédigez donc votre candidature en français, sauf indication contraire. Si vous maîtrisez bien l’anglais, mentionnez-le, car l’offre le présente comme un atout pour les échanges avec des équipes à l’étranger. Dans votre lettre de motivation, faites le lien entre votre approche analytique et la raison d’être du poste : garantir la fiabilité des données ESG destinées aux rapports externes et rendre des comptes aux communautés.
En entrevue, préparez-vous à expliquer comment vous gérez des données qui ne correspondent pas aux attentes, comment vous collaborez avec le personnel opérationnel qui peut considérer le reporting comme secondaire, et comment vous vous y prendriez pour créer un nouvel outil de suivi. Une connaissance du protocole Vers le développement minier durable ou de la CSRD, même élémentaire, témoignera d’un intérêt réel pour le secteur. Confirmez également que vous êtes disposé à vous rendre sur les sites opérationnels environ 15 % du temps.
Quels aspects du développement durable de l’entreprise relèveraient probablement de ce poste ?
Le poste porte principalement sur la mesure de la performance environnementale et sociale, plutôt que sur la réalisation de projets. La consommation d’eau, les émissions de gaz à effet de serre, les observations environnementales sur le terrain ainsi que les plaintes et préoccupations des communautés constituent donc les principaux indicateurs suivis. Les données alimentent différents cadres de reporting, notamment les normes ISO, le protocole Vers le développement minier durable et la CSRD. Le poste relève ainsi autant de la gouvernance et de la divulgation ESG que de l’environnement.
Dans une entreprise minière et d’infrastructures qui exploite des mines à ciel ouvert, un port privé et une voie ferrée de 420 kilomètres, l’empreinte environnementale est vaste et visible. L’analyste contribue à la rendre lisible : il transforme des données opérationnelles dispersées en tendances qui montrent les progrès réalisés et les aspects qui restent à améliorer. La dimension communautaire compte également, puisque les plaintes et les préoccupations sont suivies au même titre que les indicateurs environnementaux. Cela laisse entendre que le poste considère l’acceptabilité sociale comme un aspect mesurable de la performance.
Quels sont les principaux défis auxquels une personne occupant ce poste pourrait faire face ?
La qualité des données constitue un défi dans un contexte de grande industrie. Les données environnementales et communautaires proviennent de plusieurs sites, de systèmes différents et de personnes dont les priorités opérationnelles ne sont pas toujours axées sur le reporting. L’analyste doit valider des chiffres parfois incomplets ou incohérents et signaler avec tact les anomalies.
Le calendrier de reporting représente un autre défi. Les exigences ISO, le protocole Vers le développement minier durable et la CSRD ont chacun leurs critères et leurs échéances. L’analyste doit veiller à ce que les données sous-jacentes répondent à l’ensemble de ces exigences. La mise en place d’un système de gestion des données ESG ajoute aussi un volet de gestion du changement, tout en maintenant la production des rapports habituels.
Il faut également composer avec l’écart entre les attentes de l’entreprise et la réalité des sites. Une tendance qui semble indiquer une non-conformité dans un tableau de bord peut s’expliquer par des facteurs opérationnels légitimes. L’analyste doit donc en rechercher les causes profondes plutôt que de tirer des conclusions hâtives. Les déplacements sur les sites opérationnels, environ 15 % du temps, ajoutent une contrainte logistique à un poste déjà très exigeant en matière de précision.
À quoi pourrait ressembler une journée type dans ce poste ?
La journée pourrait commencer par l’examen des données environnementales reçues des sites opérationnels : consommation d’eau, mesures des émissions de GES, registres d’observations sur le terrain et plaintes ou préoccupations des communautés consignées depuis la veille. L’analyste vérifierait les données, repérerait les valeurs inhabituelles et communiquerait avec les équipes des sites pour comprendre les variations.
En milieu de journée, il pourrait participer à une rencontre avec l’équipe responsable de l’environnement et des relations avec les communautés pour examiner les tableaux de bord, ou rédiger une section d’un rapport ISO ou du protocole Vers le développement minier durable. L’après-midi pourrait être consacré à la création ou à l’amélioration d’outils de suivi, au nettoyage des données pour le nouveau système de gestion des données ESG, ou à la préparation d’analyses visant à expliquer les causes profondes d’un écart de performance.
Comme environ 15 % du temps est consacré aux déplacements sur les sites opérationnels, certaines journées se dérouleront sur le terrain plutôt qu’au bureau. L’analyste pourra ainsi observer directement les conditions et rencontrer les personnes qui produisent les données.
Quelles sont les possibilités d’évolution et de perfectionnement professionnel dans ce poste ?
Le poste fait partie d’une équipe corporative responsable de l’environnement, du développement durable et des relations avec les communautés. Il permet donc de comprendre comment le développement durable est géré à l’échelle de l’entreprise, et pas seulement sur un site. Une personne qui réussit dans ce rôle pourrait accéder à un poste d’analyste principale ou de coordonnatrice, ou se spécialiser dans un domaine comme le reporting climatique, les relations avec les communautés ou les systèmes de gestion environnementale.
La participation à la mise en place du système de gestion des données ESG permet d’assumer rapidement des responsabilités liées à un projet. La création de tableaux de bord et d’outils de suivi constitue aussi un portfolio de réalisations qui témoigne de compétences dépassant le reporting courant. L’expérience de la CSRD et du protocole Vers le développement minier durable est également recherchée sur le marché, puisque ces deux référentiels prennent de l’ampleur et exigent de plus en plus de travail.
ArcelorMittal est un grand groupe international. Au fil du temps, des mutations vers d’autres unités d’affaires ou d’autres pays pourraient donc être possibles, notamment pour les personnes qui maîtrisent l’anglais. L’offre ne décrit pas de parcours de promotion officiel, mais l’expérience en reporting et en systèmes de données prépare bien l’analyste à des fonctions ESG plus larges.
Principales parties prenantes avec lesquelles vous pourriez interagir
Relevant du vice-président, Environnement, Développement durable et Relations avec les communautés, l’analyste travaille au sein d’une équipe corporative couvrant ces trois domaines. La collaboration étroite avec les sites opérationnels fait partie intégrante du poste. Les coordonnateurs en environnement des sites, le personnel des mines et des installations de traitement ainsi que les responsables des relations avec les communautés feront probablement partie de ses interlocuteurs réguliers.
Les échanges portent surtout sur les données : demander des renseignements, clarifier des anomalies, valider des chiffres et expliquer les exigences de reporting. Comme le poste contribue aux rapports liés aux normes ISO, au protocole Vers le développement minier durable et à la CSRD, l’analyste pourrait aussi collaborer avec des collègues des finances, du service juridique ou des affaires corporatives qui utilisent les mêmes données pour leurs divulgations.
Comme le poste implique des déplacements sur les sites opérationnels environ 15 % du temps, certaines relations avec les parties prenantes se noueront en personne plutôt que par courriel. L’offre mentionne aussi d’éventuels échanges avec des équipes à l’étranger, dans le contexte international d’ArcelorMittal. Des communications en anglais avec des collègues d’autres pays sont donc possibles.
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