EBRO recrute un·e spécialiste Durabilité et ESG pour créer la fonction ESG du groupe de toutes pièces. Vous prendrez en charge la stratégie et le reporting, veillerez au respect de la réglementation européenne sur la durabilité tout au long du cycle de vie des véhicules et définirez les méthodes et les règles de gouvernance internes qui permettront de pérenniser ces pratiques à mesure que l’entreprise se développe.
Le poste est principalement axé sur le reporting extra-financier au titre de la CSRD et la conformité réglementaire, avec également des responsabilités liées aux processus de fin de vie des véhicules et à la gestion des données. Dans une marque de véhicules utilitaires relancée, qui compte 488 personnes, les référentiels que vous élaborerez ne resteront pas lettre morte : ils façonneront la manière dont un constructeur en croissance mesure et réduit son empreinte dès les premières étapes.
Ce poste s’adresse à une personne ayant de 2 à 4 ans d’expérience en ESG ou en management environnemental, ayant déjà travaillé sur la CSRD, les référentiels GRI et ESRS, et qui aime réellement concevoir des processus là où il n’en existait pas, plutôt que de reprendre ceux d’une autre personne.
FAQ de l’offre
Quelles sont les principales missions et responsabilités liées à ce poste ?
La mission principale consiste à mettre en place, puis à piloter, la gestion ESG à l’échelle du groupe EBRO. Concrètement, il s’agit de prendre en charge la stratégie ESG de l’ensemble de l’entreprise, de traduire la réglementation européenne sur le développement durable en exigences concrètes pour chaque véhicule et chaque modèle tout au long de son cycle de vie, et de veiller à ce que l’entreprise puisse démontrer sa conformité, et pas seulement l’affirmer. Le reporting de durabilité au titre de la CSRD constitue le livrable central : collecte des données, application des référentiels ESRS et GRI, et préparation de publications capables de résister à un examen approfondi.
En parallèle du reporting, le poste consiste à définir les cadres opérationnels, méthodologiques et de gouvernance que le groupe adoptera. Il s’agit autant de bâtir que de rendre compte : déterminer quelles données collecter, qui en est responsable, comment elles circulent entre les services et comment intégrer le développement durable aux activités courantes, plutôt que de le cantonner à une seule équipe.
À plus long terme, l’objectif est de mettre en place un système ESG opérationnel, capable d’évoluer avec l’entreprise. La gestion des véhicules en fin de vie et des données associées fait partie du périmètre, ce qui suppose d’adopter une approche couvrant l’ensemble du cycle de vie — conception, production et mise au rebut — plutôt que de se limiter au reporting.
Principales possibilités d’apprentissage liées à ce poste
Le principal atout de ce poste est la possibilité de créer une fonction ESG à partir de zéro, plutôt que d’intégrer une structure déjà mature. C’est l’occasion de développer ses compétences en méthodologie et en gouvernance : il faut choisir les référentiels, les défendre en interne et les faire évoluer au contact de la réalité. Une personne ayant déjà deux à quatre ans d’expérience pourrait en ressortir après avoir, dans les faits, conçu le système dans lequel elle travaille.
Sur le plan technique, attendez-vous à approfondir vos connaissances de la CSRD et des normes ESRS, ainsi que des réglementations connexes comme la CSDDD et l’EUDR, compte tenu de l’importance accordée aux enjeux réglementaires. La connaissance du secteur automobile est également un véritable atout : gestion des véhicules en fin de vie, approche du cycle de vie des différents modèles et gestion des données associées sont des compétences transférables à d’autres constructeurs et groupes industriels soumis aux mêmes obligations.
Si l’entreprise le permet, des certifications en audit ISO, en calcul de l’empreinte carbone ou en économie circulaire viendront compléter l’expérience pratique. Le contexte de développement de l’activité offre aussi l’occasion de découvrir les liens entre développement durable, finance, ingénierie et production, au lieu de réduire le sujet à un simple exercice de reporting.
Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?
Le profil recherché est celui d’un généraliste du développement durable doté de compétences techniques et de deux à quatre ans d’expérience pratique. Un diplôme en sciences de l’environnement, en ingénierie environnementale ou dans un domaine connexe est attendu. Un master en développement durable, en gestion de l’environnement ou en ESG serait un atout. Plus que le diplôme, c’est une expérience concrète en conformité réglementaire et reporting extra-financier qui compte, idéalement avec la CSRD et une connaissance de référentiels comme le GRI et les ESRS.
Une expérience dans l’automobile, l’industrie ou l’énergie est particulièrement souhaitée, compte tenu des enjeux liés au cycle de vie des véhicules et à leur fin de vie. Une expérience avérée de la création de processus à partir de zéro, dans un contexte de restructuration ou d’évolution, est également précieuse, car c’est précisément la situation actuelle. Les certifications aux normes ISO en tant qu’auditeur interne ou principal, ainsi qu’en empreinte carbone ou en économie circulaire, constituent des atouts, mais ne sont pas obligatoires.
Sur le plan relationnel, la capacité à travailler avec différents services est essentielle. Il faut savoir traduire la réglementation en consignes concrètes pour les ingénieurs, les équipes de production et la finance, ce qui demande une communication claire et une certaine aisance face à l’incertitude. Dans le cadre d’un projet de relance qui évolue rapidement, la capacité d’adaptation compte probablement plus qu’un parcours parfaitement conventionnel.
Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature
Axez votre candidature sur les deux exigences incontournables de l’offre : le reporting CSRD et la création de processus à partir de zéro. Au lieu d’énumérer vos missions liées au développement durable de façon générale, décrivez des réalisations précises — par exemple, un rapport extra-financier, une méthode de collecte de données ou un processus de conformité que vous avez mis en place — et précisez la situation de départ. Des exemples concrets avant/après seront bien plus convaincants qu’une simple liste de référentiels que vous connaissez.
Si vous avez travaillé dans l’automobile, l’industrie ou l’énergie, mettez cette expérience en avant dès le début, notamment si elle concerne les véhicules en fin de vie, les données sur le cycle de vie des produits ou la conformité environnementale en production. Dans le cas contraire, expliquez comment vos compétences en reporting et en réglementation peuvent s’appliquer à un constructeur automobile soumis à des obligations pour chaque modèle. Mentionnez explicitement vos certifications en audit ISO, en calcul de l’empreinte carbone ou en économie circulaire, car l’offre les cite expressément.
En entretien, attendez-vous à devoir expliquer comment vous mettriez cette fonction en place, et pas seulement comment vous la feriez fonctionner. Préparez quelques éléments sur les questions de gouvernance que vous poseriez au cours de vos premiers mois : qui est responsable de quelles données, comment celles-ci alimentent le reporting et comment mobiliser les équipes d’ingénierie et de production. Renseignez-vous sur la relance d’EBRO et sa gamme de véhicules utilitaires afin de replacer les enjeux de développement durable dans un contexte industriel. Votre lettre de motivation peut être concise, mais doit montrer que vous avez compris que le poste consiste autant à structurer la démarche qu’à assurer la conformité.
Quels aspects du développement durable de l’entreprise ce poste devrait-il couvrir ?
Le cœur du poste est la conformité réglementaire et le reporting, plutôt que le plaidoyer climatique ou la communication. Le reporting extra-financier au titre de la CSRD est explicitement mentionné : une grande partie du travail consistera donc à préparer les informations à publier, à recueillir les données environnementales et sociales auprès des différentes entités du groupe et à appliquer les référentiels ESRS et GRI. Le poste se situe ainsi clairement à la croisée de la gouvernance et du reporting ESG.
Le produit lui-même constitue un deuxième axe de travail. L’offre évoque le respect des réglementations européennes en matière de durabilité tout au long du cycle de vie des véhicules et des modèles, ainsi qu’une expérience des processus de fin de vie des véhicules. Cela laisse penser qu’il faudra s’intéresser à l’économie circulaire, aux matériaux et à la manière de mesurer l’impact environnemental d’un véhicule utilitaire, de sa fabrication à sa mise au rebut. Compte tenu des certifications recherchées par l’entreprise, le bilan carbone pourrait également faire partie du périmètre, même si l’offre ne fixe pas d’objectif précis de décarbonation.
Le troisième volet est méthodologique : définir des cadres opérationnels et de gouvernance pour intégrer durablement les enjeux de durabilité aux activités de l’entreprise. Pour un constructeur qui relance une marque, cela signifie probablement mettre en place dès maintenant les bases de mesure sur lesquelles pourront s’appuyer les futurs objectifs et engagements, grâce à des données fiables.
Quels sont les principaux défis auxquels la personne occupant ce poste pourrait être confrontée ?
Le principal défi tient à l’expression que l’offre répète : « partir de zéro ». Mettre en place des cadres ESG dans une organisation en pleine croissance signifie qu’il n’existe ni historique de données établi, ni responsabilités clairement définies pour les indicateurs, ni habitudes bien ancrées en matière de reporting environnemental. Il faudra consacrer beaucoup de temps à convaincre les autres services de fournir des données et d’adopter des processus qui alourdissent leur quotidien. Les progrès risquent donc d’être lents avant que les choses ne tournent rond.
La pression réglementaire ajoute une difficulté. La CSRD et les textes associés sont exigeants et leur application concrète continue d’évoluer. Le poste comporte donc le risque de concevoir un système de reporting qu’il faudra ensuite remanier à mesure que les orientations se précisent. Le secteur automobile ajoute une couche de complexité : les données sur le cycle de vie et la fin de vie de chaque modèle sont difficiles à recueillir et dépendent de fournisseurs et d’équipes de production qui ne relèvent pas directement du ou de la spécialiste.
Enfin, il faut concilier la préparation de l’avenir avec les obligations de reporting immédiates. Lors d’une relance de cette ampleur, les ressources sont mobilisées pour mettre les véhicules sur le marché, et la durabilité peut être perçue comme un centre de coûts plutôt que comme un levier de performance. Le défi au quotidien sera probablement de préserver la qualité des données tout en restant pragmatique.
À quoi pourrait ressembler une journée type à ce poste ?
Une journée type mêlerait sans doute analyse, coordination et rédaction. Le matin pourrait être consacré à la collecte et à la vérification de données ESG provenant de différents services, à l’examen d’écarts dans les chiffres environnementaux ou de production, ainsi qu’à la préparation ou à la mise au point de documents liés à la CSRD. Comme les référentiels sont en cours d’élaboration, il faudra aussi déterminer comment définir et consigner les données, et pas seulement les compiler.
Le reste de la journée serait largement consacré aux échanges. Le poste prévoit explicitement une collaboration avec les services internes : il faut donc s’attendre à rencontrer les équipes d’ingénierie, de finance, de production et peut-être des achats afin de s’accorder sur les besoins en données et d’intégrer les critères de durabilité à leurs pratiques. Des échanges avec des conseillers externes, des auditeurs ou des organismes de certification sont également possibles, notamment en cas d’audit ISO ou de travaux de vérification. Le suivi de la réglementation fait partie des tâches régulières : surveiller les évolutions de la CSRD, de la CSDDD et des textes connexes, puis en évaluer les conséquences pour le groupe.
Les journées devraient être très variées. Dans une entreprise de 488 personnes qui relance une marque, les priorités changent : certaines semaines seront dominées par les échéances de reporting, tandis que d’autres seront consacrées à la conception de processus, à la formation des collègues ou aux questions liées aux données de fin de vie des véhicules.
Quelles possibilités d’évolution et de développement professionnel ce poste offre-t-il ?
La voie d’évolution la plus évidente est l’élargissement du périmètre. Après avoir commencé comme spécialiste chargé·e de structurer les processus ESG à l’échelle du groupe, l’étape suivante naturelle, dans une entreprise en croissance, pourrait être un poste de responsable ou de direction de fonction, à mesure que l’équipe et les obligations de reporting se développent. Avoir conçu les référentiels donne une solide légitimité pour en prendre ensuite la direction, et l’expérience de la CSRD est très appréciée sur le marché.
Une évolution vers d’autres fonctions est également envisageable. Le contexte automobile et industriel ouvre des perspectives en matière de durabilité des produits, de conformité environnementale, de devoir de vigilance dans la chaîne d’approvisionnement ou encore de management de la qualité et de l’environnement, notamment si l’expérience des audits ISO se développe. Comme le poste touche à la finance par le reporting extra-financier et aux opérations par l’intégration des processus, il peut aussi mener vers des fonctions plus larges de gouvernance d’entreprise ou de gestion des risques.
La visibilité est un atout. Dans le cadre d’une relance, les initiatives de durabilité font partie du discours externe de l’entreprise. Une personne capable d’en parler avec crédibilité peut donc être remarquée bien au-delà de la fonction durabilité. Cela dit, les perspectives d’évolution dépendront du rythme de croissance de l’entreprise et de la manière dont l’équipe autour de ce poste sera structurée.
Les principales parties prenantes avec lesquelles vous pourriez travailler
Les interlocuteurs internes les plus fréquents seront probablement les services qui détiennent les données ESG : la finance pour le reporting extra-financier et la conformité à la CSRD, l’ingénierie et la production pour le cycle de vie des véhicules et leur performance environnementale, ainsi que les achats pour les informations sur les fournisseurs et les matériaux nécessaires à la conformité. Comme le poste consiste à définir des référentiels pour l’ensemble du groupe, la direction et les personnes chargées de piloter les enjeux ESG seront également des interlocuteurs clés : elles définissent les priorités et valident la méthodologie.
À l’extérieur, le ou la spécialiste travaillera probablement avec des auditeurs et organismes de vérification chargés de contrôler les informations extra-financières, avec des autorités ou organismes sectoriels concernés par la conformité automobile, et éventuellement avec des consultants accompagnant la mise en œuvre de la CSRD ou la certification ISO. Les travaux sur la fin de vie des véhicules peuvent aussi impliquer des centres de démontage, des recycleurs ou d’autres partenaires de la filière de traitement, selon l’organisation retenue.
Sur le plan relationnel, le poste fait le lien entre les spécialistes techniques et les autres équipes. Une part importante du travail consiste à expliquer clairement les exigences réglementaires à des collègues dont le métier est avant tout de concevoir et fabriquer des véhicules, et à coordonner les contributions d’équipes qui ne dépendent pas de la fonction durabilité. L’influence, plus que l’autorité hiérarchique, sera probablement le principal levier d’action.
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