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Low Carbon Energy Coordinator

Métis Nation British Columbia • Canada • Added on Oct 6, 2026
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Cette fonction est le visage humain du programme Sîpihkisôwin (Résilience) pour l’énergie bas carbone. Vous accompagnez les citoyens métis dans leurs demandes d’aide pour les énergies renouvelables, les rénovations, les nouvelles constructions et le chauffage à faibles émissions, puis restez à leurs côtés jusqu’à la réalisation de leur projet. Au quotidien, il s’agit de répondre aux questions par téléphone et par courriel, de résoudre les problèmes liés aux documents, d’examiner les demandes, de veiller à l’exactitude de la base de données et de faire le suivi auprès des entrepreneurs afin que les factures et les justificatifs des travaux respectent les règles du programme.

Derrière ces tâches administratives, l’objectif est l’équité : réduire les écarts socioéconomiques afin que les ménages métis de la Colombie-Britannique puissent réellement profiter d’améliorations énergétiques propres qui leur permettent de réduire leurs coûts. Il s’agit aussi de faire en sorte que les efforts climatiques de la Nation, menés avec le Canada pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atteindre la carboneutralité, s’ancrent dans la réalité des citoyens. Vous contribuerez à concrétiser la vision d’une Nation autonome, et pas seulement à remplir les exigences d’un bailleur de fonds.

Ce poste conviendra à une personne patiente, organisée et ancrée dans sa culture, qui possède quelques années d’expérience dans la gestion de programmes ou le service à la clientèle. Il faut aussi savoir gérer des processus complexes, plusieurs échéances et des renseignements sensibles sur les citoyens, sans perdre son sens de l’accueil.

FAQ de l’offre

Quelles sont les principales missions et responsabilités de ce poste ?

La mission principale consiste à rendre le Programme d’énergie à faibles émissions de carbone Sîpihkisôwin (Résilience) réellement accessible aux citoyens métis. Concrètement, vous serez souvent leur premier interlocuteur : vous expliquerez les critères d’admissibilité, accompagnerez les demandeurs dans leurs formulaires et leurs pièces justificatives, répondrez aux questions par téléphone, par courriel et en personne, puis orienterez les ménages vers d’autres remises ou services complémentaires à ceux offerts par la MNBC. Vous aiderez également les citoyens à faire avancer leur projet une fois celui-ci approuvé, en dénouant les retards et en allégeant les démarches administratives, afin que les économies se concrétisent dans leur foyer. Un deuxième volet porte sur l’examen et le traitement des demandes. Vous vérifierez que les dossiers sont complets et conformes, coordonnerez avec les équipes internes lorsqu’une anomalie est relevée, tiendrez à jour le statut des demandes et signalerez les difficultés récurrentes au gestionnaire de l’énergie à faibles émissions de carbone afin d’améliorer continuellement le processus. Le poste comprend aussi des tâches administratives et de reddition de comptes : tenir à jour et sécuriser la base de données du programme, échanger avec les entrepreneurs sur les détails des projets et les factures, préparer des rapports et des synthèses sur les tendances, contribuer aux outils promotionnels et participer à la production de rapports d’avancement et financiers pour les bailleurs de fonds durant l’année pilote. Des rencontres de mobilisation occasionnelles en soirée ou avec déplacements font aussi partie du poste.

Principales possibilités d’apprentissage dans ce poste

C’est une occasion rare de découvrir de l’intérieur la mise en œuvre de programmes d’énergie à faibles émissions de carbone au sein d’un gouvernement autochtone. Vous développerez des connaissances pratiques sur les énergies renouvelables, les rénovations écoénergétiques, les nouvelles constructions et les systèmes de chauffage à faibles émissions de carbone, ainsi que sur les remises et les subventions offertes par les gouvernements provincial et fédéral et les fournisseurs de services publics. La recherche de programmes de soutien externes et l’aiguillage des clients en font explicitement partie. Vous développerez également des compétences en conception de programmes : l’offre demande à la personne titulaire du poste de repérer les difficultés récurrentes rencontrées par les demandeurs, de proposer des améliorations aux processus et de contribuer à l’évaluation des résultats de l’année pilote. Cette expérience en amélioration continue est précieuse pour quiconque souhaite ensuite travailler en gestion de programmes ou en politiques climatiques. Enfin, aspect moins tangible, mais peut-être encore plus important, vous renforcerez votre compétence culturelle en travaillant avec les citoyens métis et les communautés constituées (Chartered Communities), et découvrirez comment une Nation autonome organise son action climatique, sa gouvernance et ses relations intergouvernementales avec le Canada et la Colombie-Britannique.

Quel est le profil idéal (expérience, compétences) ?

Le profil de base exige un diplôme en études environnementales, en gestion de l’énergie, en administration publique, en sciences politiques ou dans un domaine connexe, ainsi qu’au moins cinq ans d’expérience en mise en œuvre de programmes, services à la clientèle ou soutien administratif, notamment dans la gestion autonome de processus de complexité intermédiaire. La possibilité de faire valoir une expérience équivalente permet de compenser les études par une solide expérience de terrain. Comme le poste comporte de nombreux échanges avec la clientèle, la MNBC semble accorder autant d’importance au jugement et à l’empathie qu’aux diplômes. Sur le plan technique, il faut être à l’aise avec Microsoft Office, les bases de données et les principes de gestion de l’information, la planification, la correspondance et la préparation de documents. La liste des qualités recherchées dessine un profil : rigueur organisationnelle pour jongler avec plusieurs échéances, discrétion dans le traitement des renseignements confidentiels des citoyens, aisance au téléphone, esprit d’analyse et capacité à résoudre les problèmes avec initiative et autonomie. Un permis de conduire de classe 5 et une vérification satisfaisante du casier judiciaire pourraient être exigés. L’exigence distinctive est d’ordre culturel : connaître ou comprendre les contributions historiques et contemporaines des Métis en Colombie-Britannique. Les candidatures qui témoignent d’une compréhension réelle de la gouvernance métisse, de la citoyenneté ou des priorités communautaires — au-delà des formules générales sur la réconciliation — devraient se démarquer nettement.

Conseils pour vous démarquer et réussir votre candidature

Comme il s’agit d’un programme pilote suivi de près par un bailleur de fonds, votre candidature devrait montrer que vous avez déjà géré des processus exigeants avec la clientèle et soumis à un contrôle rigoureux. Donnez des résultats chiffrés : combien de demandeurs ou de clients avez-vous accompagnés ? Quel arriéré avez-vous résorbé ? De combien avez-vous réduit le taux d’erreur ? La MNBC devra produire des rapports d’avancement et des rapports financiers ; toute expérience en qualité des données, en reddition de comptes auprès de bailleurs de fonds ou en vérification de contrats et de factures mérite donc d’être mise en évidence. Dans votre lettre de présentation, faites référence à Sîpihkisôwin et à la notion de résilience plutôt que de parler de durabilité en général. Nommez le programme, montrez que vous comprenez qu’il aide les ménages à passer aux énergies renouvelables et à réaliser des rénovations, et expliquez comment vous réduiriez les démarches administratives pour les citoyens. Vous démontrerez ainsi que vous êtes allé au-delà du premier paragraphe. Évitez le jargon sur la carboneutralité et privilégiez les retombées concrètes pour les ménages. Pour l’entrevue, préparez-vous à parler de l’histoire des Métis et du rôle de la MNBC en tant que gouvernement reconnu des Métis en Colombie-Britannique, notamment du contexte de l’arrêt Daniels et du parcours de la Nation vers l’autonomie gouvernementale. Attendez-vous à des questions comportementales sur la désescalade de situations avec des demandeurs frustrés, le traitement de dossiers incomplets et la collaboration entre ministères. Si vous avez des liens avec des communautés autochtones ou de l’expérience auprès de celles-ci, présentez-les de manière précise et respectueuse.

Quels aspects de la durabilité de l’organisation ce poste devrait-il privilégier ?

Ce poste s’inscrit pleinement dans la transition énergétique à l’échelle des ménages : il aide les citoyens métis à adopter des énergies renouvelables, à réaliser des rénovations écoénergétiques, à construire des logements neufs et à installer des systèmes de chauffage à faibles émissions de carbone. Chaque demande traitée contribue à réduire les émissions des ménages et leurs factures d’énergie, en cohérence directe avec le travail conjoint de la MNBC et du Canada sur la réduction des gaz à effet de serre et les objectifs de carboneutralité. La dimension sociale est tout aussi centrale. Le programme vise à réduire les écarts socioéconomiques et à améliorer le bien-être : ici, les retombées environnementales et l’équité sont indissociables. Le succès de la personne responsable ne se mesurera pas seulement en tonnes de carbone évitées, mais aussi en nombre de citoyens accompagnés, en économies réalisées et en démarches administratives simplifiées. Sur le plan de la gouvernance, le poste contribue à la reddition de comptes auprès des bailleurs de fonds et à l’évaluation de l’année pilote, dans une logique de responsabilité proche des critères ESG : documenter les résultats pour permettre à la Nation d’élargir le programme ou de l’adapter. Ici, l’action climatique participe aussi à la construction de la Nation, grâce à des programmes ancrés dans sa culture.

Quels sont les principaux défis que pourrait rencontrer la personne titulaire du poste ?

Le défi le plus immédiat pourrait être le décalage entre le volume de demandes et la capacité de traitement. Un programme pilote doté d’une petite équipe, destiné à servir potentiellement quelque 32 000 citoyens inscrits, peut générer un grand nombre de demandes de renseignements, de dossiers incomplets et de documents d’entrepreneurs non conformes, tout en exigeant des délais de traitement raisonnables. Il faudra constamment concilier bienveillance et respect des exigences. La coordination entre ministères peut aussi créer des difficultés. Le poste prévoit explicitement une collaboration avec les équipes internes et d’autres ministères ; des priorités concurrentes, des relais mal définis ou un partage lent des données pourraient retarder les dossiers. De même, les entrepreneurs et les programmes de remise externes ont leurs propres échéanciers, que la personne responsable ne peut contrôler, mais dont elle risque néanmoins de devoir gérer les conséquences. Enfin, le poste comporte une dimension culturelle et émotionnelle importante. Agir pour le climat au sein d’un gouvernement autochtone implique de travailler avec des communautés qui peuvent avoir de bonnes raisons de se méfier des programmes externes. La confiance se bâtit avec le temps, tandis que les exigences de reddition de comptes du programme pilote peuvent pousser à démontrer des résultats avant que les relations aient eu le temps de se consolider.

À quoi pourrait ressembler une journée type dans ce poste ?

La journée commencerait probablement par le tri des courriels et des messages vocaux : accusés de réception des nouvelles demandes, questions sur l’admissibilité et relances pour obtenir les pièces manquantes. Comme les citoyens communiquent avec le programme par téléphone, par courriel et en personne, l’horaire de la personne responsable sera sans doute fréquemment interrompu ; les périodes d’examen des dossiers devront s’insérer entre les demandes en direct. En milieu de journée, il pourrait s’agir d’évaluer les demandes reçues au regard des critères, de consulter des collègues des équipes internes au sujet d’anomalies et de communiquer avec les entrepreneurs pour confirmer les détails des projets ou vérifier les factures et les preuves des travaux réalisés. La mise à jour de la base de données et les communications sur l’état des demandes feront partie des tâches courantes. À l’occasion, le poste passera en mode mobilisation : ateliers, séances d’information ou événements communautaires, parfois en dehors des heures normales et avec déplacements. À l’approche des échéances de financement, le travail de reddition de comptes s’intensifiera : il faudra compiler les tendances et les commentaires sur les demandes pour le gestionnaire de l’énergie à faibles émissions de carbone, et contribuer à la rédaction des rapports d’avancement et des synthèses financières.

Quelles sont les possibilités d’évolution professionnelle et de perfectionnement dans ce poste ?

Le fait que le programme en soit à son année pilote constitue en soi une occasion d’évolution : s’il prend de l’ampleur, la personne qui aura conçu les méthodes de travail et documenté les résultats sera naturellement bien placée pour devenir gestionnaire de l’énergie à faibles émissions de carbone ou responsable de programme. L’offre indique déjà que la personne responsable travaillera en étroite collaboration avec ce gestionnaire, ce qui laisse entrevoir une voie d’avancement visible au sein du portefeuille climatique de la MNBC. Les compétences acquises — mise en œuvre de programmes, orientation vers les remises, reddition de comptes auprès des bailleurs de fonds et collaboration entre ministères — sont également transférables à d’autres ministères de la MNBC ou à des postes dans les programmes d’énergie propre des gouvernements provincial et fédéral. La compétence culturelle développée est elle aussi de plus en plus recherchée dans le secteur public. Le perfectionnement pourrait passer davantage par l’expérience que par des formations officielles : mentorat du gestionnaire, échanges avec des entrepreneurs et des spécialistes techniques, et accès direct au rapport de mobilisation Sîpihkisôwin et à la stratégie d’action climatique. Une personne proactive pourrait, en quelques années, s’orienter vers les politiques climatiques ou le conseil en énergie autochtone.

Les principaux interlocuteurs avec lesquels vous pourriez travailler

Les principaux interlocuteurs sont les citoyens métis et les ménages qui présentent une demande dans le cadre du programme. Ils ont besoin d’explications claires et d’un accompagnement patient. Comme leur expérience du programme passe en grande partie par cette fonction, le ou la coordonnatrice en devient de fait l’ambassadrice des engagements climatiques de la MNBC. En interne, vous travaillerez en étroite collaboration avec le ou la responsable de l’énergie bas carbone, les autres membres du personnel des différents ministères de la MNBC, ainsi que les collègues chargés des aides complémentaires et des orientations. Vous participerez également à des comités et à des équipes de projet ; des échanges ponctuels avec la haute direction et les instances de gouvernance sont donc à prévoir. À l’extérieur de l’organisation, vous serez en contact avec les entrepreneurs chargés des rénovations et des installations, les bailleurs de fonds qui exigent des rapports d’avancement et financiers, ainsi que les responsables des programmes provinciaux, fédéraux et des services publics offrant des remises. Les séances de consultation réunissent les communautés constituées en tant que Chartered Communities : vous serez donc en contact avec le public, dans un contexte où la sensibilité culturelle et la clarté de la communication comptent autant que la précision technique.

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